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U4, Stéphane, de Vincent Villeminot

 « U4 est le nom d’un virus (U pour Utrecht qui est la ville des Pays-Bas dans laquelle il est apparu, et 4 pour « 4ème génération »). Ce virus a décimé plus de 90% de la population mondiale et quasiment la totalité des survivants sont des adolescents âgés de 15 à 18 ans. »

Couverture U4 : Stéphane

Genre : Science-fiction, Dystopie
Nationalité : Français
Date de publication : 2015
Éditeur : Nathan

Note :  icones_01149 icones_01149 icones_01149  icones_01149

 

 

 

 

 

 


Résumé :

Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?

Stéphane est la fille d’un célèbre épidémiologiste lyonnais. Convaincue qu’il a survécu à l’épidémie, elle ne veut pas rejoindre le groupe d’adolescents qui s’organisent pour survivre. Si son père ne revient pas ou si les pillards qui contrôlent le quartier arrivent avant lui, son dernier espoir résidera dans un rendez-vous fixé à Paris.


Mon avis :

Il y a peu, j’ai entendu parler de cette saga et je voyais les chroniques se multiplier sur les blogs. Pourtant, cette série ne m’attirait pas spécialement. Jusqu’à ce qu’une personne de la médiathèque proche de chez moi me la conseille et m’en parle un peu plus. À partir de là, je me suis dit : »Pourquoi pas ? » et me voilà reparti avec l’un des quatre livres sous le bras. Je ne peux pas dire que je sois totalement transportée mais je ne regrette absolument pas de m’être lancée dans l’aventure !

Tout d’abord, je trouve le concept vraiment intéressant et innovent : 4 auteurs, 4 personnages, 4 histoires mais un univers commun. Si on ajoute en plus le fait que l’on peut les lire dans l’ordre que l’on veut, moi je dis : que demander de plus ? Certes, je n’ai pas eu ce petit truc qui a rendu ma lecture inoubliable mais je me dis que cela peut changer lorsque j’aurais lu les autres romans. Donc, je ne perds pas espoir ! Maintenant, qu’ais-je pensé de ce « premier tome » ?

Aux premiers abords, j’ai eu un peu de mal avec Stéphane. Elle m’est d’abord apparue froide, égocentrique et butée mais, à mon grand étonnement, elle est devenue un peu plus humaine même si elle garde ce côté un peu sombre et distant tout au long du roman. Mais, en même temps, avec la situation auquel elle doit faire face, son comportement est en accord avec les événements. Petit à petit, je me suis habituée à elle sans pour autant m’attacher vraiment, d’autant qu’à plusieurs moments, je voulais la frapper pour sa naïveté et sa confiance aveugle en son père. Yannis, à l’inverse, m’attire beaucoup plus et est celui qui m’intrigue le plus. Il est relativement bien présent dans l’histoire de Stéphane et j’ai hâte de découvrir « sa version » des faits et son histoire. Je ne vais donc pas me prononcer sur lui, une fois de plus, j’attends de voir. Par ailleurs, j’ai aimé l’ambiguïté que dégageaient certains personnages. On n’est jamais vraiment sûr qu’ils soient bons ou mauvais, il y a toujours une petite part de mystère. Par contre, je regrette que l’on ne découvre les deux derniers, Kori et Jules que vers la fin.  D’un autre côté, ça donne encore une autre vision des choses, donc je suis quelque peu mitigé. Au risque de me répéter, la découverte des trois autres hstoires sera déterminante.

Mais l’intrigue dans tout ça ? Le côté « journal intime », où l’on découvre au jour le jour ce qu’il se passe dans la vie de Stéphane est l’aspect qui m’a le plus plu. On est directement happé dans  un univers apocalyptique et on suit l’évolution de l’héroïne au quotidien, jour après jour. Le rythme est de fait soutenu, on ne s’ennuie pas une seule seconde et on veut en savoir plus page après page. Mais, parce que oui, il y a un mais, je trouve que la découverte de l’antidote est un peu trop facile et trop rapide. De même que le sujet sur Kronos et le jeu qui rassemble ses survivants est survolé. En tout cas, de mon côté, je suis restée sur ma fin. J’aurais aimé en savoir plus et ne pas me contenter de si peu. Mais, peut-être aurais-je des réponses à mes questions dans les autres tomes ?

En tout cas, cette première plongée dans l’univers de U4 me pousse à y plonger encore plus et je dois bien avouer que l’histoire de Yannis me tente plus qu’un peu, beaucoup même. Il sera très certainement le prochain d’ailleurs, sauf si les circonstances en décide autrement ! Et puis, j’aime découvrir des auteurs français, donc je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin !

Mais, en attendant, je vous souhaite :

Bonne lecture à tous !


L’auteur :

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Vincent Villeminot est journaliste, spécialiste des questions d’éducation. Il est aussi l’auteur de Mon enfant entre au collège et de Mon enfant entre à l’école maternelle.
Après avoir été diplômé de sciences politiques Paris, Vincent Villeminot suit le Centre de formation des journalistes (CFJ), en 1994. Ses études terminées, il part au Caire où il participe à la création d’une université d’enseignement du journalisme français. En 1996, il revient à Paris où il poursuit son enseignement au CFJ. Après avoir collaboré à plusieurs publications, dont le journal d’insertion La Rue, il se tourne vers l’écriture romanesque. Son premier livre, Anatole n’aime pas l’école, paraît en 2002 aux éditions Fleurus, auxquelles il reste fidèle. C’est à Evian qu’il exerce son activité d’auteur à plein temps, s’attachant d’abord à la littérature jeunesse. Il signe près d’une quinzaine d’ouvrages destinés aux enfants et aux adolescents, alliant humour, pédagogie et sensibilité. Il s’intéresse également à la question de la famille et signe un livre d’entretiens avec le psychologue et psychanalyste Jacques Arènes, Aux femmes de ces pères pas encore parfaits. En 2009, il se dirige vers une nouvelle orientation littéraire en coécrivant avec Christine Pedotti : La longue patience du sanglier, un thriller pour adultes. Sans cesse questionné par les nombreuses expérimentations proposées par l’écriture, Vincent Villeminot ne se refuse aucune expérience littéraire, du récit pour adolescent au roman de fantasy.

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3 réflexions au sujet de « U4, Stéphane, de Vincent Villeminot »

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