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L’archipel, tome 3 : Altitude, de Bertrand Puard

« La vérité ne s’achète pas. Elle se vole. »

 

 Genre : Thriller, Jeunesse
 Nationalité : France
 Date de publication : 2019
 Éditeur : Casterman

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Résumé :

Nul n’est au-dessus des loi … Cette maxime est en train de se retourner contre les chefs d’État du monde entier : un trio anonyme, CTRL/ALT/DEL, diffuse des vidéos les liant directement au réseau frauduleux d’Anton Pavlovitch. Et le signal provient des ruines de l’Archipel, là où Algo, l’ancienne détenue insoumise, mène sa guérilla. La course est lancée, du plus haut fleuve tibétain aux sommets vertigineux du Pérou, pour retrouver les trois lanceurs d’alerte. Sacha, Yann et Nouria y jouent leur destin et le dernier acte de guerre entre frères, celle de Marc-Antoine et Anton Pavlovitch.


Mon avis :

L’ultime volet de la trilogie était là, dans mes mains. Au début conquise, mon intérêt s’était néanmoins quelque peu effrité avec le second tome. Tout reposait donc sur ce dernier opus des aventures trépidantes de Yann et Sacha, les sosies. Serais-je reconquise ?  Malheureusement, la réponse n’est pas celle que j’aurais espéré.

De fait, l’électrocardiogramme de mon enthousiasme est loin de s’être affolé durant ma lecture. Pour autant, il n’a pas frôlé l’arrêt à cause du rythme soutenu de l’intrigue. Le répit n’est pas permis. Entre les courts chapitres qui oscillent d’un personnage à un autre et l’abondance d’action, difficile de s’ennuyer. D’autant plus avec cette écriture incisive et vive à tendance satirique de Bertrand Puard. Ce dernier point est d’ailleurs l’aspect le plus appréciable dans cet ouvrage. Au travers de son histoire, l’auteur nous délivre le regard critique qu’il porte sur notre société, et entre autre sur la place du livre aujourd’hui. Sans oublier les petites mises en abyme autour du roman que j’ai fortement apprécié.

Toutefois, j’ai eu le déplaisir de retrouver les « défauts » que j’avais souligné dans le précédent tome. À commencer par les personnages et leur manque cruel de profondeur. Je me suis totalement désintéressée de leur sort et je n’ai pas été une seule fois émue (alors que j’ai un coeur en mousse). Certains sont présents mais sans l’être vraiment, d’autres apparaissent pour disparaître quelques pages plus loin. Pour les autres, ils sont trop irréalistes, inaccessibles. Dès lors, il est difficile de s’identifier à eux. Je ne parle même pas de ce triangle amoureux qui, à mes yeux, est sans intérêt et n’a même pas de réelle conclusion.

En fait, le soucis principal est que tout va trop vite. Les révélations tant attendues auraient mérité d’être approfondies et non d’être expédiées en quelques lignes. Aucune d’elles ne m’a surprise ou choquée. Honnêtement, une centaine de pages en plus n’aurait pas été de refus, ne serait-ce que pour développer certaines idées qui avaient un énorme potentielle. Une fois de plus j’ai eu cette impression de visionner un film d’action en accéléré ce qui n’est pas des plus agréable car on a l’impression de passer à côté de l’histoire. Je n’ai pas ressenti de petits frissons durant ma lecture. Au contraire, j’ai même été vraiment déçue par la fin, trop expéditive, trop évasive. On peut le dire, je suis restée sur ma faim.

Néanmoins, je dois reconnaître que Bertrand Puard sait comment susciter l’intérêt de ses lecteurs pour son prochain roman puisque ce dernier semble intrinsèquement lié à cette première histoire qui vient de s’achever (ou pas?). Ma curiosité a été piquée au vif et il ne fait aucun doute que ce n’est pas la dernière fois que j’aurais le loisir de lire la plume de ce romancier.

L’Archipel est une série où l’adrénaline règne en maître et où les rebondissements sont monnaie courante. Préparez vos valises car Bertrand Puard vous fera voyager autour de monde pour révéler les derniers mystères qui entoure les quêtes de Sacha, Nouria et Yann. 

 

Tous droits réservés.

 

 

 

 

 

 

 


L’auteur :

Passionné de littérature et de cinéma, Bertrand Puard écrit des romans mais aussi des scénarios de fictions radiophoniques, de séries télé, de jeux vidéos et de bandes dessinées. Sa série Les Effacés a obtenu le prix Cognac jeunesse en 2012.

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